Le credo des Assassins envahit nos cinémas

Le credo des Assassins envahit nos cinémas

Assassin’s Creed, série vidéoludique phare d’Ubisoft, se voit enfin adaptée au cinéma par le réalisateur australien Justin Kurzel.

Jusqu’à aujourd’hui, de nombreux réalisateurs se sont cassés les dents en voulant adapter des franchises vidéoludiques à succès ; Justin a-t’il réussi son pari ? Réponse dans ma review du film Assassin’s Creed.

Le credo des Assassins

Avant de parler du film, revenons rapidement sur les jeux Assassin’s Creed.

La saga a commencé en 2007 avec le tout premier Assassin’s Creed, où vous y incarniez Altair à l’époque de la troisième croisade en 1191.

Vous vous retrouviez confronté d’un côté au Sarrasins et de l’autre au Templiers.

Mais, le scénario ne se jouait pas uniquement là-dessus, une partie intéressante était et est toujours l’Animus.

L’Animus est une machine capable de lire et décoder la mémoire génétique pour accéder à la mémoire d’un des aïeux de la personne qui se trouve dans la machine, et donc aux souvenirs de cet ancêtre.

En somme, dans le tout premier Assassin’s Creed vous incarnez dans le monde d’aujourd’hui Desmond Miles qui par le biais de l’Animus revit les souvenirs de son ancêtre assassin Altair.

Depuis, la série n’a eu de cesse d’évoluer, en nous amenant en Italie, à l’époque de Léonard de Vinci, nous sommes également passés par l’Amérique Coloniale, la révolution parisienne de 1789, et enfin le dernier-né se passe à Londres pendant l’ère victorienne (XIX ème siècle).

Ubisoft n’a de cesse de trouver de nouvelles périodes de l’histoire pour ses assassins. Habituée à sortir un jeu par an, elle a décidé de ralentir la cadence en ne sortant pas de nouveau jeu cette année.

Par ailleurs, la sortie du film a du aider à motiver ce report, et cela dans le but d’éviter toute comparaison ou publicité néfaste pour le film.

L’inquisition espagnole comme théâtre de l’action

Nous nous retrouvons dès le début du film plongés en pleine inquisition espagnole où Aguilar de Nerha prête serment à l’ordre des Assassins de protéger la pomme d’Eden face aux templiers.

Voilà, vous vous débrouillez avec cela. Alors autant les connaisseurs des jeux comprendront ce qu’il en est mais les non initiés risquent d’être un peu perdus.

Une fois cette introduction passée, nous nous retrouvons dans l’ère contemporaine et faisons la connaissance de Cal Lynch, interprété par Michael Fassbender (Magnéto, dans la nouvelle génération).

Celui-ci, après moultes péripéties, se retrouve face à Marion Cotillard dans le rôle de Sofia.

Suite à quoi, nous voyons enfin l’Animus. Je ne vais pas revenir sur ce que c’est, car c’est exactement la même explication que dans les jeux-vidéos.

Cal Lynch se retrouve alors plongé dans la mémoire de son ancêtre Aguilar de Nerha, à la recherche de la pomme d’Eden.

Pour le reste de l’histoire, je vous laisse la découvrir dans les salles obscures.

Un univers à part entière

Axé sur deux périodes temporelles complètement différentes, Justin Kurzel a réussi à créer deux univers dans son film. Malgré une action situé aussi bien dans le présent que dans le passé en Espagne, les couleurs utilisés au présent sont beaucoup plus froides et ternes, rappelant l’emprisonnement de Cal Lynch, aussi bien physiquement que mentalement, étant toujours à la recherche de qui il est. Cela renforce également l’aspect technologique de la société moderne.

A contrario, dans le passé, les couleurs sont beaucoup plus chaudes, rappelant l’Espagne d’autrefois et nous montrant que Aguilar de Nerha est libre de ses choix et d’être qui il veut.

Pour ce qui est de la BO, il y a également deux univers, l’ambiance sonore est beaucoup plus pesante dans le monde d’aujourd’hui. On a très peu de musique, le stricte minimum, ce qui renforce d’autant plus la sensation de séquestration et d’emprisonnement.

La musique arrive au fur et à mesure que Cal se connecte à son ancêtre et lorsqu’on se retrouve en 1492, l’ambiance sonore est tout autre.

On se retrouve avec une musique guerrière renforçant l’action et mettant le spectateur sous pression.

En bref, la séparation des deux univers est réellement bien amenée, et nous permet de vivre pleinement chacune des phases du films.

Par ailleurs, a contrario du jeu, le présent est beaucoup plus mis en avant, on doit être sur un ratio 2/3 Présent, et 1/3 passé.

On pourrait croire que cela nuit au film, mais c’est tout le contraire, cela permet de poser certaines bases pour les prochains films, car bien évidemment, il y en aura d’autres.

Les phases avec l’Animus sont réellement bien ficelées, mélangeant l’action dans le passé et le présent. On assiste dans le présent aux actions réalisées dans le passé, aussi bien sur les parcours que sur les combats.

Cela rend l’Animus beaucoup plus crédible que dans les jeux, déjà de par sa structure imposante et de par sa conception sous forme de bras articulés qui retrace les mouvements d’Aguilar dans le présent, on voit donc Cal Lynch virevolter de part et d’autre de la salle.

Bref, je veux le même à la maison.

Pour ce qui est des acteurs, je n’ai rien à redire, l’esprit des Assassins du jeu est retranscrit à merveille par Michael Fassbender.

Le seul petit regret se porte sur les personnages secondaires, qui ne sont malheureusement pas exploités et pour qui le public n’accordera que peu d’importance.

Assassin’s Creed, le reveil de l’assassin.

Pour conclure, je ne peux que vous conseiller d’aller voir ce film, aussi bien si vous êtes fan de la série, que si vous ne la connaissez pas.

Les fans retrouveront certaines mécaniques du jeu qui leur sont chères (Saut de la foie,…) tandis que les non-initiés se retrouveront face à un nouvel univers plein de questionnements sur la foi, les Templiers, et l’histoire des Assassins.

Donc, foncez à votre cinéma le plus proche et révélez l’assassin qui est en vous (ce n’est qu’une expression).

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